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Canaflucan®

Fluconazole

 

FORME PHARMACEUTIQUE ET PRESENTATIONS :

CANAFLUCAN 150 mg, gélules : boîte de 1, boîte de 4 et boîte de 7 gélules.

 

COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE :

Fluconazole …………………………………………………………………………………………. 150 mg

Excipients q.s.p…………………………………………………………………………………….. 1 gélule

Excipient à effet notoire : Lactose.

 

 CLASSE PHARMACOTHERAPEUTIQUE :

Antimycosique à usage systémique, dérivé triazolé, code ATC : J02AC01.

 

INDICATIONS THERAPEUTIQUES :

CANAFLUCAN est indiqué dans :

  • Traitement des candidoses vaginales et périnéales aiguës et récidivantes.
  • Balanites candidosiques
  • Dermoépidermomycoses incluant les tinea pedis (intertrigo interorteils), les tinea corporis (Herpés incirciné), les tinea cruris (intertrigo) et les candidoses cutanées.
  • Onychomycoses (tinea ungium)
  • Candidoses buccales atrophiques
  • Cryptococcoses neuro-méningées : Traitement d’attaque : son efficacité a été démontrée principalement chez les patients atteints du SIDA. Le fluconazole est également indiqué dans le traitement d’entretien des cryptococcoses chez les patients atteints du SIDA. Il doit alors être prescrit indéfiniment.
  • Candidoses systémiques incluant les candidoses disséminées et profondes (candidémies, péritonites), les candidoses œsophagiennes et candidoses urinaires.
  • Prophylaxie des infections fongiques chez les patients présentant une affection maligne et qui sont prédisposés à ce genre d’infections suite à la chimiothérapie cytotoxique et à la radiothérapie.

 

CONTRE-INDICATIONS :

Hypersensibilité à la substance active, à d’autres dérivés azolés ou à l’un des excipients.

La coadministration avec la terfénadine est contre-indiquée chez les patients traités par CANAFLUCAN à doses répétées supérieures ou égales à 400 mg par jour sur la base des résultats d’une étude d’interaction à doses répétées. La coadministration avec d’autres médicaments connus pour prolonger l’intervalle QT et métabolisés par les cytochromes P450 (CYP) 3A4 tels que cisapride, astémizole, pimozide, quinidine et érythromycine est contre-indiquée chez les patients traités par le fluconazole.

 

MISES EN GARDE ET PRECAUTION D’EMPLOI :

Tinea capitis

Le fluconazole a été étudié pour le traitement de tinea capitis chez l’enfant. Il a montré ne pas être supérieur à la griséofulvine avec un taux de succès global inférieur à 20%. Par conséquent, CANAFLUCAN ne doit pas être utilisé pour traiter la teigne du cuir chevelu (tinea capitis).

Cryptococcose

Les preuves de l’efficacité du fluconazole dans le traitement de la cryptococcose sur d’autres sites (par exemple la cryptococcose respiratoire et cutanée) sont limitées, ce qui ne permet pas de recommandations posologiques.

Mycoses endémiques profondes

Les preuves de l’efficacité du fluconazole dans le traitement d’autres formes de mycoses endémiques comme la paracoccidioïdomycose, la sporotrichose et l’histoplasmose lymphocutanée sont limitées, ce qui ne permet pas de recommandations posologiques spécifiques.

Système rénal

CANAFLUCAN doit être administré avec prudence chez les patients présentant une altération de la fonction rénale.

Insuffisance surrénale

Le kétoconazole est connu pour provoquer une insuffisance surrénale qui peut également s’observer avec le fluconazole, même si les cas sont rares.

L’insuffisance surrénale liée à un traitement concomitant par prednisone est décrite dans la rubrique « Effet du fluconazole sur d’autres médicaments ».

Système hépatobiliaire

CANAFLUCAN doit être administré avec prudence chez les patients présentant une altération de la fonction hépatique.

Le fluconazole est associé à de rares cas de toxicité hépatique grave parfois mortelle, principalement chez des patients présentant des pathologies sous-jacentes graves. Dans les cas d’hépatotoxicité associée au fluconazole, aucune relation avec la dose totale quotidienne, la durée du traitement, le sexe ou l’âge des patients n’a été mise en évidence. L’hépatotoxicité associée au fluconazole est généralement réversible à l’arrêt du traitement.

Les patients qui présentent des anomalies des tests de la fonction hépatique pendant le traitement par fluconazole doivent être étroitement surveillés pour éviter la survenue d’une atteinte hépatique plus grave. Le patient doit être informé des symptômes suggérant des effets hépatiques graves (asthénie importante, anorexie, nausées persistantes, vomissements et ictère). Le traitement par le fluconazole doit être immédiatement interrompu et le patient doit consulter un médecin.

Système cardiovasculaire

Certains dérivés azolés, y compris le fluconazole, sont associés à l’allongement de l’intervalle QT sur l’électrocardiogramme. Le fluconazole entraîne un allongement de l’intervalle QT par inhibition du courant du canal potassique à rectifier (Ikr). L’allongement de l’intervalle QT entraîné par d’autres médicaments (tel que l’amiodarone) peut être amplifié par l’inhibition du cytochrome P450 (CYP) 3A4. Depuis la commercialisation, de très rares cas d’allongement de l’intervalle QT et de torsades de pointes ont été observés chez des patients traités par fluconazole. Ces cas incluent des patients gravement malades avec des facteurs de risque confondants multiples, comme une cardiopathie structurelle, des anomalies électrolytiques et des associations médicamenteuses susceptibles d’y contribuer. Les patients souffrant d’hypokaliémie et d’insuffisance cardiaque avancée ont un risque plus élevé de développer des arythmies ventriculaires potentiellement mortelles et des torsades de pointes.

CANAFLUCAN doit être administré avec prudence chez les patients présentant des conditions proarythmogènes potentielles. La coadministration avec d’autres médicaments connus pour prolonger l’intervalle QT et métabolisés par les cytochromes P450 (CYP) 3A4 est contre-indiquée.

Halofantrine

Il a été démontré que l’halofantrine allonge l’intervalle QTc à la dose thérapeutique recommandée et est un substrat du CYP3A4. L’utilisation concomitante du fluconazole et de l’halofantrine est donc déconseillée.

Réactions dermatologiques

De rares cas de réactions cutanées exfoliatives, comme le syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell), ont été rapportés pendant le traitement avec le fluconazole. Les patients atteints du SIDA sont plus à risque de développer des réactions cutanées sévères avec de nombreux médicaments. Si une éruption cutanée, que l’on considère imputable au fluconazole, apparaît chez un patient traité pour une infection fongique superficielle, le traitement devra être arrêté. Si des patients avec des infections fongiques invasives ou systémiques développent une éruption cutanée, ils devront être étroitement surveillés et le fluconazole devra être interrompu si des lésions bulleuses ou si un érythème multiforme apparaissent.

Hypersensibilité

Dans de rares cas une réaction anaphylactique a été rapportée.

Cytochrome P450

Le fluconazole est un inhibiteur puissant du CYP2C9 et un inhibiteur modéré du CYP3A4. Le fluconazole est également un inhibiteur du CYP2C19. Les patients traités simultanément par CANAFLUCAN et par des médicaments ayant une marge thérapeutique étroite, métabolisés par les CYP2C9, CYP2C19 et CYP3A4, doivent être surveillés.

Terfénadine

La coadministration de fluconazole à des doses inférieures à 400 mg par jour avec la terfénadine doit être étroitement surveillée.

Excipient

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

 

INTERACTIONS AVEC D’AUTRES MEDICAMENTS ET AUTRES FORMES D’INTERACTIONS:

Associations contre-indiquées

Cisapride: Des événements cardiaques ont été rapportés, notamment des torsades de pointes, chez des patients ayant reçu simultanément du fluconazole et du cisapride. Une étude contrôlée a démontré que l’administration concomitante de fluconazole 200 mg une fois par jour et de cisapride 20 mg quatre fois par jour entraînait une augmentation significative des taux plasmatiques de cisapride et un allongement de l’intervalle QTc. L’administration concomitante de fluconazole et de cisapride est contre-indiquée.

Terfénadine: En raison de l’apparition de dysrythmies cardiaques graves dues à un allongement de l’intervalle QTc chez les patients traités à la fois par des antifongiques azolés et de la terfénadine, des études d’interaction ont été conduites. Une étude a montré que l’administration de 200 mg de fluconazole par jour n’a pas conduit à un allongement de l’intervalle QTc. Une autre étude avec 400 mg et 800 mg de fluconazole par jour a montré qu’une dose quotidienne supérieure ou égale à 400 mg de fluconazole augmente de façon significative la concentration plasmatique de la terfénadine si les deux médicaments sont pris de manière concomitante. L’association de la terfénadine et du fluconazole à des doses supérieures ou égales à 400 mg est contre-indiquée. Pour des doses de fluconazole inférieures à 400 mg par jour, le patient devra être étroitement surveillé.

Astémizole: L’administration concomitante de fluconazole et d’astémizole peut diminuer la clairance de l’astémizole. L’augmentation des concentrations plasmatiques d’astémizole qui en résulte peut entraîner un allongement du QT et, dans de rares cas, la survenue de torsades de pointes. La coadministration de fluconazole et d’astémizole est contre-indiquée.

Pimozide: Bien qu’elle n’ait pas été étudiée in vitro ou in vivo, l’administration concomitante de fluconazole et de pimozide peut entraîner une inhibition du métabolisme du pimozide. L’augmentation des concentrations plasmatiques de pimozide peut entraîner un allongement du QT et, dans de rares cas, la survenue de torsades de pointes. La coadministration de fluconazole et de pimozide est contre-indiquée.

Quinidine: Bien qu’elle n’ait pas été étudiée in vitro ou in vivo, l’administration concomitante de fluconazole et de quinidine peut entraîner une inhibition du métabolisme de la quinidine. L’utilisation de quinidine a été associée à un allongement du QT et, dans de rares cas, à la survenue de torsades de pointes. La coadministration de fluconazole et de quinidine est contre-indiquée.

Erythromycine:L’utilisation concomitante de fluconazole et d’érythromycine peut potentiellement majorer le risque de cardiotoxicité (allongement de l’intervalle QT, torsades de pointes) et, par conséquent, de mort subite cardiaque. La coadministration de fluconazole et d’érythromycine est contre-indiquée.

Associations déconseillées

Halofantrine: Le fluconazole peut augmenter les concentrations plasmatiques d’halofantrine en raison d’un effet inhibiteur sur le CYP3A4. L’utilisation concomitante de fluconazole et d’halofantrine peut potentiellement majorer le risque de cardiotoxicité (allongement de l’intervalle QT, torsades de pointes) et, par conséquent, de mort subite cardiaque. Cette coadministration doit être évitée.

Associations nécessitant une précaution d’emploi

Amiodarone: L’administration concomitante du fluconazole et de l’amiodarone peut entraîner un allongement du QT. Par conséquent, la prudence est recommandée si l’utilisation concomitante de ces 2 produits est nécessaire, notamment en cas de forte dose de fluconazole (800 mg).

Associations faisant l’objet de précautions d’emploi et nécessitant un ajustement de dose.

Effet d’autres médicaments sur le fluconazole

Rifampicine: La prise concomitante de fluconazole et de rifampicine résulte en une baisse de l’ASC de 25 % et une réduction de la demi-vie de 20 % du fluconazole. Une augmentation de la posologie du fluconazole doit être envisagée en cas d’utilisation concomitante avec la rifampicine.

Les études d’interaction ont montré que lorsque le fluconazole est administré par voie orale avec de la nourriture, de la cimétidine, des antiacides ou à la suite de l’irradiation corporelle totale pour greffe de moelle osseuse, aucune altération cliniquement significative de l’absorption du fluconazole n’a été observée.

Hydrochlorothiazide: Dans une étude d’interaction pharmacocinétique, la coadministration de doses répétées d’hydrochlorothiazide à des volontaires sains recevant du fluconazole a augmenté de 40 % la concentration plasmatique du fluconazole. Un effet de cette ampleur ne devrait pas nécessiter d’ajustement de la posologie du fluconazole chez les sujets recevant simultanément des diurétiques.

Effet du fluconazole sur d’autres médicaments

Le fluconazole est un puissant inhibiteur de l’isoenzyme 2C9 du CYP450 et un inhibiteur modéré du CYP3A4. Le fluconazole est également un inhibiteur de l’isoenzyme CYP2C19. Outre les interactions observées/documentées citées ci-dessous, il existe un risque d’augmentation des concentrations plasmatiques d’autres médicaments métabolisés par le CYP2C9, le CYP2C19 et le CYP3A4 en cas d’administration concomitante avec le fluconazole. Par conséquent, ces associations doivent être administrées avec prudence et le patient doit être étroitement surveillé. L’effet inhibiteur du fluconazole sur les enzymes peut persister 4 à 5 jours après la fin du traitement par le fluconazole, en raison de la longue demi-vie (t½) du fluconazole.

Alfentanil: Durant un traitement concomitant de fluconazole (400 mg) et d’alfentanil en administration intraveineuse (20 μg/kg) chez des volontaires sains, l’ASC10 de l’alfentanil est multipliée par 2, probablement par inhibition du CYP3A4. Un ajustement de la posologie de l’alfentanil peut être nécessaire.

Amitriptyline, nortriptyline: Le fluconazole majore l’effet de l’amitriptyline et de la nortriptyline. La 5-nortriptyline et/ou la S-amitriptyline peuvent être mesurées lors de l’instauration des traitements et après une semaine de traitement concomitant. Il pourra être nécessaire d’ajuster la posologie d’amitriptyline/nortriptyline.

Amphotéricine B: L’administration concomitante de fluconazole et d’amphotéricine B chez des souris infectées normales et immunodéprimées a montré les résultats suivants : un léger effet antifongique additif dans les infections systémiques à C. albicans, l’absence d’interaction dans les infections intracrâniennes à Cryptococcus neoformans et un antagonisme des deux médicaments dans les infections systémiques à Aspergillus fumigatus. La signification clinique des résultats obtenus dans ces études n’est pas connue.

Anticoagulants: Depuis la commercialisation, comme avec d’autres antifongiques azolés, des événements hémorragiques (ecchymoses, épistaxis, saignements gastro-intestinaux, hématurie et méléna) associés à des augmentations du taux de prothrombine ont été rapportés chez des patients recevant de façon concomitante du fluconazole et de la warfarine. Durant un traitement concomitant par le fluconazole et la warfarine, le taux de prothrombine a été prolongé jusqu’à 2 fois, ce qui est probablement dû à une inhibition du métabolisme de la warfarine par le CYP2C9. Le taux de prothrombine doit être étroitement surveillé chez les patients recevant des anticoagulants de type coumarinique ou indanedione de façon concomitante au fluconazole. Un ajustement de la posologie de l’anticoagulant peut être nécessaire.

Benzodiazépines (à courte durée d’action). i.e. midazolam, triazolam: Après l’administration orale de midazolam, le fluconazole a entraîné des augmentations substantielles des concentrations de midazolam et des effets psychomoteurs. La prise concomitante de 200 mg de fluconazole et de 7,5 mg de midazolam par voie orale a augmenté l’ASC et la demi-vie du midazolam de respectivement 3,7 fois et 2,2 fois. La prise concomitante de 200 mg de fluconazole par jour et de 0,25 mg de triazolam par voie orale a augmenté l’ASC et la demi-vie du triazolam de respectivement 4,4 fois et 2,3 fois. Des effets renforcés et prolongés du triazolam ont été observés à l’association du traitement avec le fluconazole. Si le traitement concomitant par une benzodiazépine est nécessaire chez les patients traités par le fluconazole, il est nécessaire d’envisager une baisse de la dose de benzodiazépine et une surveillance étroite du patient.

Carbamazépine: Le fluconazole inhibe le métabolisme de la carbamazépine et une augmentation de 30 % de la carbamazépine sérique a été observée. Il existe un risque de toxicité de la carbamazépine. Un ajustement de la posologie de la carbamazépine peut être nécessaire en fonction des mesures de sa concentration/de son effet.

Antagonistes des canaux calciques: Certains inhibiteurs calciques (nifédipine, isradipine, amlodipine, vérapamil et félodipine) sont métabolisés par le CYP3A4. Le fluconazole peut potentiellement augmenter l’exposition systémique aux antagonistes des canaux calciques. Une surveillance fréquente des événements indésirables est recommandée.

Célécoxib: Lors d’un traitement concomitant de fluconazole (200 mg par jour) et de célécoxib (200 mg), la Cmax et l’ASC du célécoxib ont augmenté de respectivement 68 % et 134 %. Une réduction de 50 % de la posologie du célécoxib peut être nécessaire chez les patients recevant de façon concomitante du fluconazole.

Cyclophosphamide: Le traitement associant le cyclophosphamide et le fluconazole entraîne une augmentation des taux sériques de bilirubine et de créatinine. Cette association peut être utilisée en tenant compte du risque d’augmentation de la bilirubinémie et de la créatininémie.

Fentanyl: Un cas mortel d’intoxication au fentanyl due à une interaction possible entre le fentanyl et le fluconazole a été rapporté. Par ailleurs, il a été montré chez des volontaires sains, que le fluconazole retardait de manière significative l’élimination du fentanyl. L’augmentation des concentrations de fentanyl peut entraîner une dépression respiratoire.

Les patients doivent être étroitement surveillés pour le risque potentiel de dépression respiratoire. Un ajustement posologique du fentanyl peut être nécessaire.

Inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase: Le risque de myopathie et de rhabdomyolyse est augmenté en cas de prise concomitante de fluconazole et d’inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase métabolisés par le CYP3A4, tels que l’atorvastatine et la simvastatine, ou par le CYP2C9, tels que la fluvastatine. Si un traitement concomitant est nécessaire, les symptômes de myopathie et de rhabdomyolyse et les concentrations de créatine kinase doivent être surveillés. Le traitement par inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase doit être interrompu si les concentrations de créatine kinase augmentent significativement ou en cas de diagnostic ou de suspicion de myopathie/rhabdomyolyse.

Olaparib: Les inhibiteurs modérés du CYP3A4 comme le fluconazole, augmentent les concentrations plasmatiques de l’olaparib, l’utilisation concomitante n’est pas recommandée. Si l’association ne peut pas être évitée, limiter la dose d’olaparib à 200 mg, deux fois par jour.

Immunosuppresseurs (tels que ciclosporine, évérolimus, sirolimus et tacrolimus)

Ciclosporine: Le fluconazole augmente de manière significative la concentration et l’ASC de la ciclosporine. Un traitement concomitant de 200 mg par jour de fluconazole et de ciclosporine (2,7 mg / kg / jour) entraîne une augmentation de 1,8 fois l’ASC de la ciclosporine. Cette association peut être utilisée en diminuant la posologie de ciclosporine en fonction de la concentration en ciclosporine.

Evérolimus: Bien que non étudié in vivo ou in vitro, le fluconazole peut augmenter les concentrations sériques de l’évérolimus par inhibition du CYP3A4.

Sirolimus: Le fluconazole augmente les concentrations plasmatiques de sirolimus, vraisemblablement par inhibition du métabolisme du sirolimus par le CYP3A4 et par inhibition de la glycoprotéine P. Cette association peut être utilisée avec un ajustement de la posologie du sirolimus en fonction de son effet et de sa concentration.

Tacrolimus: Le fluconazole peut augmenter jusqu’à 5 fois les concentrations sériques du tacrolimus administré par voie orale par inhibition du métabolisme du tacrolimus par le CYP3A4 dans les intestins. Aucune modification pharmacocinétique significative n’a été observée lorsque le tacrolimus est administré par voie intraveineuse. L’augmentation des taux de tacrolimus a été associée à une néphrotoxicité. La posologie du tacrolimus administré par voie orale doit être diminuée en fonction de la concentration de tacrolimus.

Losartan: Le fluconazole inhibe la conversion du losartan en son métabolite actif (E‑31 74), responsable en grande partie de l’inhibition du récepteur de l’angiotensine II qui a lieu au cours d’un traitement par le losartan. Un contrôle continu de la tension artérielle chez les patients recevant cette association doit être effectuée.

Méthadone: Le fluconazole peut augmenter les concentrations sériques de méthadone. Un ajustement de la posologie de méthadone peut être nécessaire.

Anti-inflammatoires non stéroïdiens: La Cmax et l’ASC du flurbiprofène ont augmenté de 23 % et 81 % respectivement lors d’une coadministration avec le fluconazole versus une administration de flurbiprofène seul. De même, la Cmax et l’ASC de l’isomère pharmacologiquement actif [S‑(+)‑ibuprofène] ont augmenté de respectivement 15 % et 82 % lors d’une coadministration de fluconazole et d’ibuprofène racémique (400 mg) versus une administration de l’ibuprofène racémique seul.

Bien qu’aucune étude spécifique n’ait été conduite, le fluconazole peut potentiellement augmenter l’exposition systémique aux autres AINS qui sont métabolisés par le CYP2C9 (ex. naproxène, lornoxicam, méloxicam, diclofénac). Une surveillance fréquente des événements indésirables et de la toxicité liés aux AINS est recommandée. Un ajustement de la posologie des AINS peut être nécessaire.

Phénytoïne: Le fluconazole inhibe le métabolisme hépatique de la phénytoïne. L’administration concomitante et répétée de 200 mg de fluconazole et de 250 mg de phénytoïne par voie intraveineuse a conduit à une augmentation de l’ASC24 de la phénytoïne de 75% et de la Cmin de 128%. En cas de coadministration, les concentrations sériques de phénytoïne doivent être surveillées afin d’éviter une toxicité de la phénytoïne.

Prednisone: Un transplanté hépatique recevant de la prednisone a développé une maladie d’Addison suite à l’arrêt d’un traitement de 3 mois par fluconazole. L’arrêt du fluconazole a probablement entraîné une augmentation de l’activité du CYP3A4, ayant pour conséquence une augmentation du métabolisme de la prednisone. Les patients recevant un traitement prolongé associant le fluconazole à la prednisone doivent être étroitement surveillés avec recherche des signes d’insuffisance surrénale à l’arrêt du fluconazole.

Rifabutine: Le fluconazole augmente les concentrations sériques de rifabutine, entraînant une augmentation de l’ASC de la rifabutine pouvant atteindre 80 %. Des cas d’uvéites ont été observés chez des patients traités par cette association. Chez les patients recevant de façon concomitante du fluconazole et de la rifabutine, les symptômes de la toxicité de la rifabutine doivent faire l’objet d’une surveillance.

Saquinavir: Le fluconazole augmente l’ASC et la Cmax du saquinavir d’environ 50 % et de 55 % respectivement, suite à l’inhibition du métabolisme hépatique du saquinavir par le CYP3A4 et par inhibition de la glycoprotéine- P. L’interaction avec le saquinavir / ritonavir n’a pas été étudiée et pourrait être plus marquée. Un ajustement de la posologie du saquinavir peut être nécessaire.

Sulfamides hypoglycémiants: Le fluconazole prolonge la demi-vie sérique des sulfamides hypoglycémiants oraux administrés de façon concomitante (ex., chlorpropamide, glibenclamide, glipizide, tolbutamide) chez des volontaires sains. Une surveillance étroite de la glycémie et une réduction appropriée de la posologie des sulfamides hypoglycémiants sont recommandées en cas de traitement concomitant.

Théophylline: Dans une étude d’interaction contrôlée versus placebo, l’administration de fluconazole à 200 mg pendant 14 jours a entraîné une baisse de 18 % de la clairance plasmatique moyenne de la théophylline. Les patients recevant de fortes doses de théophylline, ou présentant par ailleurs un risque accru de toxicité à la théophylline, doivent être étroitement surveillés afin de détecter tout signe de toxicité de la théophylline pendant le traitement par le fluconazole. Le traitement doit être modifié en cas de survenue de signes de toxicité.

Vinca-alcaloïdes: Bien qu’aucune étude n’ait été conduite, le fluconazole peut augmenter les taux plasmatiques des vinca-alcaloïdes (ex. vincristine et vinblastine) et entraîner une neurotoxicité, qui est peut être due à un effet inhibiteur sur le CYP3A4.

Vitamine A: D’après une observation chez un patient recevant de façon concomitante de l’acide all‑trans‑rétinoïque (forme acide de la vitamine A) et du fluconazole, des effets indésirables neurologiques sont apparus sous forme d’une pseudotumeur cérébrale, qui a disparu à l’arrêt du traitement par le fluconazole. Cette association peut être utilisée mais un risque de survenue d’effets indésirables neurologiques doit être pris en compte.

Voriconazole: (Inhibiteurs de CYP2C9, CYP2C19 et CYP3A4): L’administration concomitante de voriconazole par voie orale (400 mg toutes les 12 heures le 1er jour, puis 200 mg toutes les 12 heures pendant 2,5 jours) et de fluconazole par voie orale (400 mg le 1er jour, puis 200 mg toutes les 24 h pendant 4 jours) à 8 sujets mâles sains a conduit à une augmentation de la Cmax et ASCT du voriconazole en moyenne de respectivement 57 % (90 % CI: 20 %, 107 %) et 79 % (90 % CI: 40 %, 128 %). La réduction de la dose et / ou de la fréquence de voriconazole et de fluconazole qui aurait éliminé cet effet n’a pas été établie. Une surveillance des événements indésirables associés au voriconazole est recommandée si le voriconazole est utilisé de manière séquentielle après le fluconazole.

Zidovudine: Le fluconazole augmente la Cmax et l’ASC de la zidovudine de 84 % et 74 % respectivement en raison d’une diminution d’environ 45 % de la clairance de la zidovudine orale. La demi-vie de la zidovudine a de même été prolongée d’environ 128 % après administration concomitante de fluconazole. Les patients recevant cette association doivent être surveillés afin de détecter l’apparition d’effets indésirables liés à la zidovudine. Une réduction de la posologie de zidovudine peut être nécessaire.

Azithromycine: Une étude croisée randomisée, ouverte, en cross-over à trois séquences, conduite chez 18 sujets sains, a évalué l’effet d’une dose orale unique de 1200 mg d’azithromycine sur la pharmacocinétique d’une dose orale unique de 800 mg de fluconazole ainsi que les effets du fluconazole sur la pharmacocinétique de l’azithromycine. Aucune interaction pharmacocinétique significative n’a été observée entre le fluconazole et l’azithromycine.

Contraceptifs oraux: Deux études pharmacocinétiques ont été menées avec des contraceptifs oraux combinés et des doses répétées de fluconazole. Aucun effet particulier sur les taux hormonaux n’a été constaté avec l’administration de 50 mg de fluconazole. Cependant la prise journalière de 200 mg de fluconazole a entraîné une hausse de l’ASC de l’éthinylestradiol et du lévonorgestrel de 40 % et 24 % respectivement.

Par conséquent, il est peu probable que des doses multiples de fluconazole à ces posologies aient une influence sur l’efficacité des contraceptifs oraux combinés.

Ivacaftor: L’association à l’ivacaftor, un régulateur de la conductance transmembranaire de la mucoviscidose (CFTR), a augmenté de 3 fois l’exposition à l’ivacaftor et a augmenté de 1,9 fois l’exposition à l’hydroxyméthyl-ivacaftor (M1). Une réduction de la dose d’ivacaftor à 150 mg une fois par jour est recommandée chez les patients prenant de façon concomitante des inhibiteurs modérés du CYP3A, tels que le fluconazole et l’érythromycine.

                                                                              

GROSSESSE, ALLAITEMENT:

Grossesse

Une étude d’observation a suggéré un risque accru d’avortement spontané chez les femmes traitées par fluconazole au cours du premier trimestre.

Des cas d’anomalies congénitales multiples (bradycéphalies, dysplasies auriculaires, fontanelles antérieures géantes, fémurs arqués, synostoses radio-humérales) ont été signalés chez des nourrissons dont les mères avaient été traitées par fortes doses de fluconazole (400-800 mg par jour) pendant 3 mois ou plus, dans le traitement des coccidioidomycoses. La relation entre l’administration de fluconazole et ces effets n’est pas prouvée.

Les études effectuées chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction.

Le fluconazole administré à des doses standard et les traitements à court terme ne doivent pas être utilisés pendant la grossesse sauf nécessité absolue.

L’administration de fluconazole à fortes doses et/ou en traitement prolongé doit être réservée, au cours de la grossesse, aux cas mettant potentiellement en jeu le pronostic vital.

Allaitement

Le fluconazole est excrété dans le lait à des concentrations inférieures à celles du plasma. L’allaitement peut être maintenu après l’administration d’une dose unique standard inférieure ou égale à 150 mg de fluconazole.

L’allaitement est déconseillé après administration répétée ou de fortes doses de fluconazole.

Les bienfaits de l’allaitement sur le développement et la santé devront être mesurés en fonction du besoin clinique de CANAFLUCAN pour la mère et des possibles effets indésirables pour l’enfant allaité, effets indésirables imputables à CANAFLUCAN ou à l’état sous-jacent de la mère.

 

POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION (+/- FREQUENCE D’ADMINISTRATION ET DUREE DE TRAITEMENT) :

Posologie

SE CONFORMER STRICTEMENT A L’ORDONNANCE DU MEDECIN.

La dose devra être basée sur la nature et la sévérité de l’infection fongique. Le traitement des infections nécessitant des administrations répétées doit être poursuivi jusqu’à ce que les paramètres cliniques ou les analyses de laboratoire indiquent que l’infection fongique active a régressé. Une période inadéquate de traitement peut entraîner la récidive de l’infection active.

Adultes

Indications Posologie Durée du traitement
Cryptococcose Traitement des méningites à cryptocoques. Dose de charge : 400 mg le premier jour.Dose suivante : 200 mg à 400 mg par jour Habituellement au moins 6 à 8 semaines.Dans les infections     menaçant le pronostic vital, la dose quotidienne peut être augmentée à 800 mg.
Traitement d’entretien pour prévenir une rechute de méningite à cryptocoques chez les patients avec un risque élevé de récidive. 200 mg par jour. Durée indéterminée à une dose quotidienne de 200 mg.
Coccidioïdomycose 200 mg à 400 mg une fois par jour. 11 mois jusqu’à 24 mois ou plus, en fonction du patient. Une dose de 800 mg par jour peut être envisagée pour certaines infections et notamment en cas d’atteinte méningée.
Candidose invasive Dose de charge : 800 mg le premier jour.Dose suivante : 400 mg une fois par jour. En règle générale, la durée recommandée du traitement de la candidémie est de 2 semaines après le premier résultat d’hémoculture négatif et après la résolution des signes et symptômes attribuables à la candidémie.
Traitement de la candidose des muqueuses. - Candidose oropharyngée Dose de charge : 200 mg à 400 mg le premier jour.Dose suivante : 100 mg à 200 mg par jour. 7 à 21 jours (jusqu’à la rémission de la candidose oropharyngée).Des périodes plus longues peuvent être utilisées chez les patients sévèrement immunodéprimés.
Traitement de la candidose des muqueuses -Candidose œsophagienne Dose de charge : 200 mg à 400 mg le premier jour.Dose suivante : 100 mg à 200 mg par jour. 14 à 30 jours (jusqu’à la rémission de la candidose œsophagienne).Des périodes plus longues peuvent être utilisées chez les patients sévèrement immunodéprimés
- Candidurie 200 mg à 400 mg par jour 7 à 21 jours. Des périodes plus longues peuvent être utilisées chez les patients sévèrement immunodéprimés.
- Candidose atrophique chronique 50 mg par jour 14 jours
- Candidose cutanéo- muqueuse chronique 50 mg à 100 mg par jour Jusqu’à 28 jours. Périodes plus longues en fonction de la sévérité de l’infection et de l’immunosuppression sous-jacente et de l’infection.
Prévention de rechute d’une candidose des muqueuses chez les patients infectés par le VIH présentant un haut risque de récidive Candidoe oropharyngée 100 à 200 mg par jour ou 200 mg3 fois par semaine. Période indéterminée chez les patients avec une immunosuppression chronique.
Candidose œsophagienne 100 mg à 200 mg par jour ou 200 mg 3 fois par semaine. Période indéterminée chez les patients avec une immunosuppression chronique.
Candidose génitale Candidose vaginale aiguë.Balanite candidosique. 150 mg Dose unique.
- Traitement et prévention des candidoses vaginales récidivantes (4 épisodes par an ou plus). 150 mg tous les 3 jours à raison de 3 doses au total (J1, J4 et J7), suivis d’une dose d’entretien de 150 mg une fois par semaine. Dose d’entretien : 6 mois.
Dermatomycose -  tinea pedis,-  tinea corporis,-  tinea cruris,- infections à Candida 150 mg une fois par semaine ou 50 mg une fois par jour. 2 à 4 semaines, tinea pedis peut nécessiter un traitement allant jusqu’à 6 semaines.
- tinea versicolor 300 mg à 400 mg une fois par semaine 1 à 3 semaines.
50 mg une fois par jour. 2 à 4 semaines.
-tinea unguium   (Onychomycose) 150 mg une fois par semaine. Le traitement doit être poursuivi jusqu’au remplacement de l’ongle infecté (repousse d’un ongle non infecté). La repousse des ongles des doigts et des ongles des orteils nécessite normalement respectivement 3 à 6 mois et 6 à 12mois. Les taux de croissance peuvent toutefois varier de manière importante entre individus et en fonction de l’âge. Après le succès de ce traitement de longue durée de ces infections chroniques, les ongles peuvent parfois rester déformés.
Prophylaxie des infections à candida chez les patients atteints de neutropénie prolongée.   200 mg à 400       mg une fois par jour. Le traitement doit débuter plusieurs jours avant le début de la neutropénie induite et se poursuivre 7 jours après la résolution de la neutropénie (taux de neutrophiles supérieur à 1000 cellules par mm3).

Populations particulières

Sujets âgés

La posologie doit être ajustée sur la base de la fonction rénale.

Insuffisance rénale

CANAFLUCAN est majoritairement excrété dans les urines sous forme inchangée Lors du traitement à dose unique, aucun ajustement de la posologie n’est nécessaire. Chez les patients (y compris les enfants) présentant une altération de la fonction rénale qui recevront des doses répétées de fluconazole, une dose initiale de 50 mg à 400 mg doit être administrée, en fonction de la posologie normale recommandée dans l’indication concernée. Après cette dose de charge initiale, la dose quotidienne (selon l’indication) doit être ajustée selon le tableau suivant :

Clairance de la créatinine (ml/min) Pourcentage de la dose recommandée
>50 100 %
≤50 (pas d’hémodialyse) 50 %
Hémodialyse 100 % après chaque hémodialyse

Les patients en hémodialyse doivent recevoir 100% de la dose recommandée après chaque dialyse; les jours de non-dialyse, les patients doivent recevoir une dose réduite en fonction de leur clairance de la créatinine.

Insuffisance hépatique

Les données disponibles chez les patients présentant une insuffisance hépatique sont limitées, le fluconazole doit donc être administré avec prudence chez les patients présentant une altération de la fonction hépatique.

Mode d’administration

CANAFLUCAN est administré par voie orale.

Les gélules doivent être avalées entières, au cours ou en dehors des repas.

 

EFFETS SUR L’APTITUDE A CONDUIRE DES VEHICULES ET A UTILISER DES MACHINES:

Les effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’ont pas été étudiés. Les patients doivent être prévenus du risque de survenue de crises d’épilepsie ou de vertiges pendant le traitement par CANAFLUCAN et il doit leur être recommandé de ne pas conduire ou d’utiliser des machines si ces symptômes apparaissent.

 

EFFETS INDESIRABLES:

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés (>1/10) sont les céphalées, douleurs abdominales, diarrhées, nausées, vomissements, augmentation de l’alanine aminotransférase, augmentation de l’aspartate aminotransférase, augmentation de la phosphatase alcaline sanguine et éruption cutanée.

Les effets indésirables suivants ont été observés et rapportés durant le traitement par fluconazole avec les fréquences suivantes : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100 à <1/10), peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100), rare (≥1/10 000 à <1/1 000), très rare (<1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles).

Classes de systèmes d’organes Fréquent Peu fréquent Rare Indéterminée
Affections hématologiques et du système lymphatique Anémie Agranulocytose, leucopénie, thrombocytopénie, neutropénie
Affections du système immunitaire Anaphylaxie
Troubles du métabolisme et de la nutrition Diminution de l’appétit Hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie, hypokaliémie
Affections psychiatriques Somnolence, insomnie
Affections du système nerveux Céphalées Crises d’épilepsie, paresthésie, étourdissements, altération du goût Tremblements
Affections de l’oreille et du labyrinthe Vertiges
Affections cardiaques Torsade de pointe, allongement de l’intervalle QT
Affections gastro-intestinales Douleurs abdominales, vomissements, diarrhée, nausées Constipation, dyspepsie, flatulences, bouche sèche
Affections hépatobiliaires Augmentation de l’alanine aminotransférase , Augmentation de l’aspartate aminotransférase,Augmentation de la phosphatase alcaline sanguine. Cholestase, ictère, augmentation de la bilirubine Insuffisance hépatique, Nécrose hépatocellulaire, Hépatite ,Lésion hépatocellulaire
Affections de la peau et du tissu sous-cutané Eruption cutanée Eruption médicamenteuse*, Urticaire,Prurit, Hypersudation Syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique), syndrome de Stevens-Johnson, pustulose exanthématique aiguë généralisée, dermatite exfoliative, angioedème, œdème de la face, alopécie Réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS)
Affections musculo-squelettiques et systémiques Myalgie
Troubles généraux et anomalies au site d’administration Fatigue, malaise, asthénie, fièvre

* y compris éruption fixe d’origine médicamenteuse

Population pédiatrique

La nature et l’incidence des effets indésirables et des anomalies biologiques observés pendant les essais cliniques pédiatriques, excluant l’indication dans la candidose génitale, sont comparables à celles observées chez l’adulte

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament.

Vous pouvez déclarer les effets indésirables directement ou via le centre national de pharmacovigilance. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

 

SURDOSAGE :

Des cas de surdosage avec le fluconazole ont été rapportés et associés à des hallucinations et à un comportement paranoïaque.

En cas de surdosage, une prise en charge (avec traitement symptomatique et lavage gastrique si nécessaire) peut être adéquate.

Le fluconazole est largement éliminé dans les urines; une diurèse forcée augmenterait probablement le taux d’élimination. Une séance de trois heures d’hémodialyse diminue les taux plasmatiques d’environ 50%.

 

CONSERVATION :

Tenir hors la portée et la vue des enfants.

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

Ne pas utiliser CANAFLUCAN après la date de péremption mentionnée sur la boîte.

 

CONDITIONS DE DELIVRANCE

Liste I

 

DATE DE REVISION :

Août 2018.

 

Pour toute autre information, s’adresser aux laboratoires Pharma 5 :

 Siège : 21, Rue des Asphodèles – Casablanca – Maroc

Site de fabrication : Zone industrielle, Ouled Saleh – Bouskoura – Maroc

 

Pharmacien Responsable :

Dr Yasmine Lahlou Filali


 

Pevagine®

Nitrate d’Econazole

FORMES PHARMACEUTIQUES ET PRESENTATIONS

PEVAGINE 1 %, crème dermique, Tube de 30 g

PEVAGINE 150 mg, ovule gynécologique, Boîte de 3

 

COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Substance active : Nitrate d’éconazole.

PEVAGINE 1 %, crème dermique

Nitrate d’éconazole…………………………………………………….……0,300 g

Excipients q.s.p ……………………………………………………………….. 30 g

Excipients à effet notoire : parahydroxybenzoate de méthyle, parahydroxybenzoate de propyle

PEVAGINE 150 mg, ovule gynécologique

Nitrate d’éconazole ……………………………………………..………..…0,150 g

Excipients q.s.p ……………………………………………………………… 1 ovule

 

CLASSE PHARMACOTHERAPEUTIQUE

PEVAGINE 1 %, crème dermique

DERIVES IMIDAZOLE ANTIFONGIQUE LOCAL, code ATC : D01AC03

PEVAGINE 150 mg, ovule gynécologique

ANTIINFECTIEUX ET ANTISEPTIQUES A USAGE GYNECOLOGIQUE, code ATC : G01AF05

 

INDICATIONS THERAPEUTIQUES

PEVAGINE 1 %, crème dermique

Candidoses :

Les candidoses cutanées rencontrées en clinique humaine sont habituellement dues à Candida albicans. Cependant, la mise en évidence d’un candida sur la peau ne peut constituer en soi une indication.

  • Traitement de mycose des plis non macérées : intertrigo génital, sous-mammaire, inter-digital.
  • Traitement d’appoint des mycoses des ongles : onyxis, périonyxis. Un traitement systémique antifongique associé est nécessaire.

Dans certains cas, il est recommandé de traiter simultanément le tube digestif.

Dermatophyties

Traitement de :

  • Dermatophyties de la peau glabre.
  • Intertrigos génitaux et cruraux non macérées.

Traitement d’appoint des teignes. Un traitement systémique antifongique associé est nécessaire.

Erythrasma

 

PEVAGINE 150 mg, ovule gynécologique

Traitement local des mycoses vulvo-vaginales surinfectées ou non par des bactéries Gram +.

 

CONTRE-INDICATIONS

Hypersensibilité à la substance active, à d’autres dérivés imidazolés ou à l’un des excipients.

En association avec des préservatifs ou des diaphragmes en latex, en raison du risque de rupture des diaphragmes ou des préservatifs en latex (PEVAGINE 150 mg, ovule gynécologique).

 

MISES EN GARDE ET PRECAUTION D’EMPLOI

Candidoses : il est déconseillé d’utiliser un savon à pH acide (pH favorisant la multiplication du candida).

Si une intolérance locale ou une réaction d’hypersensibilité (allergie) ou d’irritation apparaît, le traitement doit être interrompu.

PEVAGINE 1 %, crème dermique

Pour usage externe uniquement.

  • Il faut tenir compte du risque de passage systémique dans les situations où le phénomène d’occlusion locale peut se reproduire (par exemple sujets âgés, escarres, intertrigo sous-mammaire).
  • Ne pas appliquer dans l’œil, le nez ou en général sur des muqueuses.
  • Interaction médicamenteuse avec les antivitamines K : l’INR doit être contrôlé plus fréquemment et la posologie de l’antivitamine K, adaptée pendant le traitement par PEVAGINE et après son arrêt.
  • En raison de la présence de parahydroxybenzoate de méthyle et de parahydroxybenzoate de propyle, ce médicament peut provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).

PEVAGINE 150 mg, ovule gynécologique

Réservé à la voie vaginale uniquement. PEVAGINE 150 mg n’est pas destiné à la voie orale.

En l’absence d’une symptomatologie clinique évocatrice, la seule constatation d’un candida sur la peau ou les muqueuses ne peut constituer en soi une indication.

La candidose confirmée, il faut rechercher avec soin les facteurs écologiques permettant et favorisant le développement du candida.

Pour éviter les rechutes, l’éradication et la prise en compte des facteurs favorisants est indispensable.

Il est souhaitable de traiter simultanément tout foyer à candida associé reconnu pathogène.

Les patients utilisant des contraceptifs spermicides doivent consulter leur médecin car tout traitement vaginal local peut inactiver le contraceptif spermicide.

Les patients présentant une sensibilité aux imidazolés ont également montré une sensibilité au nitrate d’éconazole.

 

INTERACTIONS AVEC D’AUTRES MEDICAMENTS ET AUTRES FORMES D’INTERACTIONS

PEVAGINE 1 %, crème dermique

Associations faisant l’objet de précautions d’emploi

Antivitamines K (acénocoumarol, fluindione, warfarine)

Augmentation de l’effet de l’antivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de l’INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l’antivitamine K pendant le traitement par éconazole et après son arrêt.

PEVAGINE 150 mg, ovule gynécologique

Associations contre-indiquées

Préservatifs masculins en latex / Diaphragmes en latex

Risque de rupture du diaphragme ou du préservatif en latex.

Associations déconseillées

Spermicides

Tout traitement local vaginal est susceptible d’inactiver une contraception locale spermicide.

Associations faisant l’objet de précautions d’emploi

Anticoagulants oraux

L’éconazole est un inhibiteur connu des CYP3A4/2C9. Malgré un passage systémique limité après une application par voie vaginale, des interactions cliniquement significatives peuvent se produire et ont été rapportées chez des patients prenant des anticoagulants oraux tels que la warfarine et l’acénocoumarol (augmentation de l’effet de l’anticoagulant oral et du risque hémorragique).

Chez ces patients, des précautions doivent être prises et l’INR doit être contrôlé plus fréquemment.

L’adaptation de la posologie de l’anticoagulant oral peut s’avérer nécessaire pendant le traitement par éconazole et après son arrêt.

 

INTERACTIONS AVEC LES ALIMENTS ET LES BOISSONS 

Sans objet.

 

GROSSESSE ET ALLAITEMENT

PEVAGINE 1 %, crème dermique

Grossesse

Les études précliniques réalisées sur le nitrate d’éconazole ont montré une toxicité sur la reproduction.

L’absorption systémique de l’éconazole est faible (< 10 %) après application sur peau saine chez l’homme.

Il n’y a pas d’études adéquates et bien contrôlées sur les effets nocifs de l’utilisation du nitrate d’éconazole chez les femmes enceintes, ni de données épidémiologiques pertinentes.
En conséquence, PEVAGINE ne doit pas être utilisé au cours du premier trimestre de la grossesse, sauf si le médecin estime que c’est essentiel pour la mère.
PEVAGINE peut être utilisé au cours des deuxième et troisième trimestres, si le bénéfice potentiel pour la mère l’emporte sur les risques éventuels pour le fœtus.

Allaitement

Après administration orale de nitrate d’éconazole à des rates allaitantes, l’éconazole et/ou ses métabolites ont été excrétés dans le lait et ont été retrouvés chez les ratons.
On ne sait pas si l’application cutanée du nitrate d’éconazole peut entraîner une absorption systémique suffisante d’éconazole pour produire des quantités détectables dans le lait maternel. La prudence devrait être exercée quand le nitrate d’éconazole est utilisé par des mères qui allaitent. Ne pas appliquer sur les seins en période d’allaitement.

PEVAGINE 150 mg, ovule gynécologique

Grossesse

Les études chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effet tératogène mais ont montré une foetotoxicité à fortes doses de nitrate d’éconazole. On ne sait pas si ces résultats sont pertinents pour l’homme.

En l’absence d’effet tératogène chez l’animal, un effet malformatif dans l’espèce humaine n’est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l’espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l’animal au cours d’études bien conduites sur deux espèces.

En clinique, aucun effet malformatif ou fœtotoxique particulier n’est apparu à ce jour. Toutefois, le suivi de grossesses exposées à l’éconazole est insuffisant pour exclure tout risque.

En raison de l’absorption par la muqueuse vaginale, l’utilisation de PEVAGINE ne doit pas être envisagée au cours du 1er trimestre de la grossesse sauf si le médecin considère que cela est nécessaire.

PEVAGINE peut être utilisé au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse si le bénéfice potentiel pour la mère est supérieur au risque potentiel pour le fœtus.

Allaitement

L’absorption du nitrate d’éconazole par la muqueuse vaginale est faible.

On ne sait pas si le nitrate d’éconazole passe dans le lait maternel chez l’homme.

L’allaitement est possible mais la prudence s’impose lorsque PEVAGINE est utilisé chez une patiente qui allaite.

 

POSOLOGIE, MODE D’ADMINISTRATION, FREQUENCE D’ADMINISTRATION ET DUREE DE TRAITEMENT:

PEVAGINE 1 %, crème dermique

Posologie

Application biquotidienne régulière jusqu’à disparition complète des lésions.

Mode d’administration

Appliquer la crème sur les lésions à traiter avec le bout des doigts, quelques gouttes ayant été déposées dans le creux de la main ou directement sur les lésions. Masser de façon douce et régulière jusqu’à pénétration complète.

INDICATIONS DUREE DE TRAITEMENT
Candidoses :
· Mycoses des plis non macérées : intertrigo génital, sous-mammaire, interdigital, etc. 1 à 2 semaines
· Mycoses des ongles : onyxis, périonyxis. Un traitement systémique antifongique associé est nécessaire. 1 à 2 mois
Dermatophyties :
· Dermatophyties de la peau glabre 2 semaines
· Intertrigos génitaux et cruraux non macérées 2 à 3 semaines
· Teignes. Un traitement systémique antifongique associé est nécessaire. 4 à 8 semaines
Erythrasma 1 à 2 semaines

PEVAGINE 150 mg, ovule gynécologique

Dans la majorité des cas :

Pendant 3 jours consécutifs, 1 ovule le soir au coucher à introduire profondément dans le vagin, de préférence en position allongée.

Dans les autres cas :

En cas de mycose récidivante ou rebelle supposant des facteurs favorisants, une seconde cure de 3 ovules peut être prescrite soit immédiatement après la première cure, soit après un intervalle libre de 10 jours.

Conseils pratiques

Toilette avec un savon à pH neutre ou alcalin.

Le traitement s’accompagnera de conseils d’hygiène (port de sous-vêtements en coton, éviter les douches vaginales, éviter de porter des tampons périodiques pendant le traitement…) et dans la mesure du possible, de la suppression des facteurs favorisants.

Ne pas interrompre le traitement pendant les règles.

Le traitement du partenaire se discutera en fonction de chaque cas.

Pour traiter les extensions vulvaires ou périanales de la mycose, il est recommandé d’associer aux ovules gynécologiques, un antifongique en applications locales.

Les femmes enceintes doivent se laver soigneusement les mains avant l’administration du médicament.

 

EFFETS SUR L’APTITUDE A CONDUIRE DES VEHICULES ET A UTILISER DES MACHINES :

Sans objet.

 

EFFETS INDESIRABLES

Pour les effets indésirables rapportés lors des essais cliniques, les catégories de fréquences présentées dans le tableau sont définies comme suit :

Très fréquent (1/10) ; Fréquent (1/100 à <1/10) ; Peu fréquent (1/1,000 à <1/100) ; Rare (1/10,000 à <1/1,000) ; Très rare (<1/10,000).

Pour les effets indésirables rapportés à partir des données de notification spontanée, leur fréquence est indéterminée (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles).

PEVAGINE 1 %, crème dermique

Système Organe Classe Fréquence : effet indésirable
Affections du système immunitaire Fréquence indéterminée : hypersensibilité
Affections de la peau et du tissu sous-cutané Fréquent : prurit, sensation de brûlure
Peu fréquent : érythème
Fréquence indéterminée : angiœdème, dermite de contact, rash, urticaire, vésicule cutanée, exfoliation de la peau
Troubles généraux et anomalies au site d’administration Fréquent : douleur
Peu fréquent : gêne, gonflement

 

PEVAGINE 150 mg, ovule gynécologique

Classes de systèmes d’organes Effets indésirables
Catégories de fréquence
Fréquent(≥1/100 à 1<10) Peu fréquent(≥1/1 000 à <1/100) Rare(≥1/10 000à <1/1 000) Indéterminée
Affections du système immunitaire Hypersensibilité
Affections de la peau et du tissu sous-cutané Prurit, Sensation de brûlure cutanée Rash Erythème Angiœdème, Urticaire, Dermatite de contact,Exfoliation cutanée
Affection des organes de reproduction et du sein Sensation de brûlure vulvo-vaginale
Troubles généraux et anomalies au site d’administration Douleur au site d’application, Irritation au site d’application, Gonflement au site d’application

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament.

Vous pouvez déclarer les effets indésirables directement ou via le centre national de pharmacovigilance. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

 

SURDOSAGE 

PEVAGINE 1 %, crème dermique

PEVAGINE ne doit être utilisé que par voie topique. En cas d’ingestion accidentelle, le traitement sera symptomatique.

Si le produit est accidentellement appliqué sur les yeux, rincer avec de l’eau claire ou une solution saline et consulter un médecin si les symptômes persistent.

PEVAGINE 150 mg, ovule gynécologique

En cas de surdosage, les évènements indésirables attendus sont similaires aux effets indésirables listés au niveau de la partie ‘Effets indésirables’

En cas d’ingestion accidentelle, des nausées, des vomissements ou des diarrhées peuvent apparaitre. Il faut procéder à un traitement symptomatique, si nécessaire.

 

CONSERVATION

PEVAGINE 1 %, crème dermique

A conserver à une température inférieure à 25°C.

Après première ouverture : A conserver pendant 12 mois.

PEVAGINE 150 mg, ovule gynécologique

A conserver à une température inférieure à 30°C.

 

CONDITIONS DE DELIVRANCE :

Médicament non soumis à prescription médicale

 

DATE DE REALISATION

Juillet 2018

 

Pour toute autre information, s’adresser aux laboratoires Pharma 5 :

Siège : 21, Rue des Asphodèles – Casablanca – Maroc

Site de fabrication : Zone industrielle, Ouled Saleh – Bouskoura – Maroc

Pharmacien Responsable :

Dr Yasmine Lahlou Filali


 

Quinolox®

Ofloxacine

 

FORME PHARMACEUTIQUE ET PRESENTATIONS :

Quinolox 200 mg, boite de 10 et boite de 20 comprimés.

 

COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE :
Ofloxacine (DCI) …. 200 mg.

Excipients q.s.p ….. 1 comprimé.

Excipient à effet notoire : Lactose

 

CLASSE PHARMACOTHERAPEUTIQUE :

Classe pharmacothérapeutique : fluoroquinolone, code ATC : J01MA01.

L’ofloxacine est un antibiotique de synthèse appartenant à la famille des quinolones, du groupe des fluoroquinolones.

 

INDICATIONS THERAPEUTIQUES :

QUINOLOX est indiqué dans le traitement des infections bactériennes suivantes. Une attention particulière doit être portée aux informations disponibles sur la résistance bactérienne à l’ofloxacine avant d’initier le traitement.

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l’utilisation appropriée des antibactériens.

Chez l’adulte :

  • Pyélonéphrite et infections compliquées des voies urinaires,
  • Prostatite, orchi-épididymite,
  • Pathologie inflammatoire pelvienne en association avec d’autres traitements.

Pour les infections mentionnées ci-dessous, QUINOLOX ne peut être utilisé que lorsque les antibiotiques recommandés dans les traitements initiaux de ces infections, sont jugés inappropriés :

  • Cystite non compliquée,
  • Urétrite.

Dans les infections suivantes à germes sensibles, l’ofloxacine peut être utilisé en alternatives aux autres traitements anti-infectieux habituellement utilisés :

  • Infections ostéoarticulaires,
  • Exacerbation aiguë des bronchites chroniques, pneumonie communautaire acquise,
  • Sinusite aigue,
  • Peau et tissus mous.

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l’utilisation appropriée des antibactériens.

Situations particulières

Traitement prophylactique post-exposition et traitement curatif de la maladie du charbon.

Au cours du traitement d’infections à Pseudomonas aeruginosa et à Staphylococcus aureus, l’émergence de mutants résistants a été décrite et peut justifier l’association d’un autre antibiotique. Une surveillance microbiologique à la recherche d’une telle résistance doit être envisagée en particulier en cas de suspicion d’échec. L’emploi d’ofloxacine dans les infections graves, notamment bactériémiques à Pseudomonas aeruginosaet Acinetobacter, est déconseillé.

 

CONTRE-INDICATIONS :
Ce médicament ne doit jamais être utilisé :

  • chez les patients ayant une hypersensibilité à l’ofloxacine, à d’autres quinolones ou à l’un des composants de ce médicament
  • chez les patients épileptiques,
  • chez les patients avec antécédents de tendinopathie liée à l’administration de quinolones,
  • chez les enfants ou adolescents en période de croissance*
  • chez les femmes enceintes ou qui allaitent*.

*à partir des données observées en expérimentation animale, un risque d’atteinte du cartilage chez des êtres en croissance ne peut pas être complètement exclu.

 

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS D’EMPLOI :

Infections dues aux streptocoques et au pneumocoque

Compte tenu du niveau de sensibilité des streptocoques et du pneumocoque à l’ofloxacine, l’ofloxacine n’est pas le traitement de première intention des infections dues aux streptocoques et au pneumocoque.

Infections à Escherichia coli

La résistance d’Escherichia coli aux fluoroquinolones (agent pathogène le plus fréquemment responsable des infections du tractus urinaire) varie au sein de l’Union Européenne. Les prescripteurs doivent prendre en considération la prévalence locale de la résistance d’Escherichia coli aux fluoroquinolones.

Staphylococcus aureus résistants à la méticilline (SARM)

Les Staphylococcus aureus résistants à la méticilline (SARM) possèdent souvent une co-résistance aux fluoroquinolones, dont l’ofloxacine. En conséquence, l’ofloxacine est déconseillée dans le traitement des infections à SARM connues ou suspectées à moins que les résultats bactériologiques n’aient confirmé la sensibilité de la bactérie à l’ofloxacine (et que les antibiotiques habituellement recommandés dans le traitement des infections à SARM soient jugés inappropriés).

Infections ostéoarticulaires

Pour les infections ostéoarticulaires, il faut considérer la nécessité d’un traitement en association avec d’autres antibiotiques.

Infections à Neisseria gonorrhoeae

En raison de la résistance accrue à Neisseria gonorrhoeae, l’ofloxacine ne doit pas être utilisée en traitement empirique en cas de suspicion d’infection gonococcique (infection uréthrale gonococcique, maladie inflammatoire pelvienne et orchi-épididymite), sans que le pathogène n’ait été identifié et confirmé comme sensible à l’ofloxacine.

Si aucune amélioration clinique n’est obtenue après 3 jours de traitement, il faut reconsidérer le choix du traitement.

Maladie inflammatoire pelvienne

Pour les maladies inflammatoires pelviennes, l’ofloxacine ne doit être envisagée qu’en association avec une couverture anaérobie.

Chez l’enfant et l’adolescent

L’ofloxacine ne doit pas être utilisée chez l’enfant et l’adolescent jusqu’à la fin de la période de croissance en raison d’une toxicité articulaire : arthropathies sévères touchant électivement les grosses articulations. Toutefois, exceptionnellement, après documentation microbiologique et après en avoir examiné le rapport bénéfice-risque, la prescription d’ofloxacine peut être envisagée chez l’enfant à partir de l’âge de 6 ans (cette barrière d’âge est due à la forme pharmaceutique, considérant que toute prise de comprimé est déconseillée chez l’enfant âgé de moins de 6 ans car elle peut entraîner une fausse route) et chez l’adolescent, pour le traitement exceptionnel de certaines infections sévères en échec de traitement conventionnel pour lesquelles les résultats des examens bactériologiques peuvent justifier l’utilisation d’ofloxacine.

Réactions bulleuses graves

Des cas de réactions cutanées bulleuses graves telles que syndrome de Steven-Johnson ou syndrome de Lyell ont été rapportés avec l’ofloxacine. Les patients doivent être informés de la nécessité de contacter immédiatement leur médecin avant de continuer le traitement si des réactions surviennent au niveau de la peau et/ou des muqueuses.

Hypersensibilité

Des réactions d’hypersensibilité et d’allergie ont été rapportées avec les fluoroquinolones après la première administration. Des réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes peuvent mettre en jeu le pronostic vital même dès la première prise. Dans ces cas, l’ofloxacine doit être interrompue et un traitement adapté (par exemple traitement du choc) doit être mis en place.

Diarrhée associée à Clostridium difficile

Une diarrhée, particulièrement si elle est sévère, persistante et/ou hémorragique, survenant pendant ou jusqu’à 10 semaines après un traitement par ofloxacine, peut être le signe d’une colite associée à Clostridium difficile (DACD). La sévérité de la DACD peut varier d’une forme légère jusqu’à la mise en jeu du pronostic vital, la forme la plus sévère étant la colite pseudomembraneuse. Par conséquent, il est important d’envisager ce diagnostic chez les patients qui développent une diarrhée grave pendant ou après le traitement par ofloxacine. Si une DACD est suspectée ou confirmée, l’ofloxacine doit être arrêtée immédiatement et un traitement approprié doit être instauré sans retard. Les médicaments inhibant le péristaltisme sont contre-indiqués chez les patients qui développent une diarrhée sévère.

Patients prédisposés aux convulsions

Les quinolones peuvent abaisser le seuil épileptogène et déclencher des crises convulsives. L’ofloxacine est contre-indiquée chez les patients ayant des antécédents d’épilepsie.

Comme avec d’autres quinolones, l’ofloxacine doit être utilisée avec grande prudence chez les patients prédisposés aux crises convulsives.

Ces patients peuvent présenter des lésions préexistantes du système nerveux central, et recevoir un traitement concomitant par le fenbufène, des anti-inflammatoires non stéroïdiens comparables ou des médicaments abaissant le seuil épileptogène comme la théophylline.

En cas de crises convulsives, le traitement par ofloxacine doit être interrompu.

Tendinites

Les tendinites, rarement observées avec les quinolones, peuvent parfois conduire à une rupture touchant plus particulièrement le tendon d’Achille. Une tendinite et une rupture du tendon, parfois bilatérales, peuvent survenir dans les premières 48 heures suivant le début du traitement par ofloxacine et ont été rapportées jusqu’à plusieurs mois après son arrêt. Les patients âgés sont plus sujets aux tendinites et les patients sous fluoroquinolones ont un risque de rupture du tendon potentiellement accru en cas de co-administration avec les corticostéroïdes. La dose journalière doit être adaptée chez le sujet âgé en fonction de la clairance de la créatinine. Par ailleurs, les patients transplantés présentant un risque accru de tendinite, la prudence est recommandée lorsque les fluoroquinolones sont utilisées dans cette population. Une surveillance étroite de ces patients est donc nécessaire si l’ofloxacine leur est prescrit.

Tout patient doit consulter son médecin s’il présente des signes de tendinites. Si une tendinite est suspectée, le traitement par ofloxacine doit être arrêté immédiatement et un traitement approprié (par exemple immobilisation) doit être initié sur le tendon atteint.

Le risque de survenue d’une arthropathie est à surveiller, plus particulièrement chez l’enfant.

Concernant plus spécifiquement l’enfant, si des douleurs articulaires apparaissent au cours du traitement par l’ofloxacine, celui-ci doit être interrompu et l’articulation concernée mise au repos ; un avis spécialisé sera requis.

Patients insuffisants rénaux

Du fait de l’excrétion essentiellement rénale de l’ofloxacine, la posologie doit être adaptée chez les sujets présentant une altération de la fonction rénale.

Patients avec antécédents de troubles psychotiques

Des réactions psychotiques ont été rapportées chez des patients prenant des fluoroquinolones dont l’ofloxacine. Dans certains cas, ces réactions ont évolué vers des idées suicidaires ou vers des attitudes de mise en danger du patient lui-même incluant des tentatives de suicide parfois après une seule dose d’ofloxacine. Dans les situations où un patient développe ces réactions, des mesures appropriées doivent être instituées.

L’ofloxacine doit être utilisée avec précaution chez les patients aux antécédents de troubles psychotiques ou chez les patients ayant des troubles psychiatriques.

Patients insuffisants hépatiques / avec des altérations graves du foie

L’ofloxacine doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant une altération de la fonction hépatique car le traitement peut provoquer des lésions du foie. Des cas d’hépatites fulminantes pouvant conduire à une insuffisance hépatique (y compris à issue fatale) ont été rapportés avec l’ofloxacine. Les patients doivent être avisés d’arrêter le traitement et de contacter leur médecin si des signes et des symptômes de maladie hépatique apparaissent tels qu’une anorexie, un ictère, une coloration foncée des urines, un prurit ou un abdomen douloureux à la palpation.

Patients traités par antivitamine K

Compte tenu de l’augmentation éventuelle des résultats de tests de coagulation (Temps de Quick/INR) et/ou des saignements chez des patients traités par fluoroquinolone dont l’ofloxacine, en association avec des traitements antivitamine K (par exemple la warfarine), les tests de coagulation doivent être contrôlés lorsque ces médicaments sont administrés de façon concomitante à l’ofloxacine.

Myasthénie

Les fluoroquinolones, dont l’ofloxacine, ont une activité de blocage neuromusculaire et peuvent exacerber la faiblesse musculaire chez les patients présentant une myasthénie. Au cours du suivi post-commercialisation, des effets indésirables graves incluant des décès et le recours à une assistance respiratoire ont été associés à la prise de fluoroquinolones chez des patients souffrant de myasthénie.

L’ofloxacine est déconseillée chez les patients ayant des antécédents connus de myasthénie.

Prévention de la photosensibilité

Des réactions de photosensibilité ont été rapportées avec l’ofloxacine. Les patients doivent éviter de s’exposer inutilement à une lumière solaire forte ou à des rayons ultraviolets artificiels (lampes à bronzer, solarium), durant le traitement et dans les 48 heures suivant l’arrêt du traitement, pour éviter la photosensibilisation.

Infections secondaires

Comme avec d’autres antibiotiques, l’utilisation d’ofloxacine, en particulier pendant une période prolongée, peut favoriser la croissance de souches non sensibles. Une évaluation répétée de l’état du patient est essentielle. Si une infection secondaire se développe pendant le traitement, des mesures appropriées doivent être prises.

Une émergence de résistance ou une sélection de souches résistantes est possible en particulier lors de traitements au long cours et/ou d’infections nosocomiales, notamment parmi les staphylocoques et les Pseudomonas.

Risque de résistance

La prévalence des résistances acquises peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est utile de disposer d’informations sur la prévalence de la résistance locale ; un diagnostic microbiologique avec isolement du pathogène et preuve de sa sensibilité doit être recherché, surtout pour le traitement d’infections sévères ou en cas d’insuffisance de réponse au traitement.

Allongement de l’intervalle QT

La prudence est recommandée lors d’un traitement par fluoroquinolones, y compris l’ofloxacine, chez des patients présentant des facteurs de risques connus pour allonger l’intervalle QT tels que :

  • un syndrome du QT long congénital,
  • un traitement concomitant avec des médicaments connus pour allonger l’intervalle QT (par exemple, les anti-arythmiques de classe IA et III, les antidépresseurs tricycliques, les macrolides, les antipsychotiques),
  • un déséquilibre électrolytique non corrigé (par exemple, l’hypokaliémie, l’hypomagnésémie),
  • des manifestations cardiaques (telles qu’une insuffisance cardiaque, un infarctus du myocarde ou une bradycardie).

Les patients âgés et les femmes peuvent être plus sensibles aux traitements allongeant l’intervalle QTc. Par conséquent, la prudence est recommandée lors d’un traitement par fluoroquinolones, dont l’ofloxacine, dans ces populations chez le patient âgé.

Dysglycémie

Comme avec toutes les quinolones, des troubles de la glycémie, incluant à la fois hypoglycémie et hyperglycémie, ont été rapportés, généralement chez des patients diabétiques recevant un traitement concomitant par un hypoglycémiant oral (par exemple glibenclamide) ou par insuline. Des cas de coma hypoglycémique ont été rapportés. Chez les patients diabétiques, une surveillance étroite de la glycémie est recommandée.

Neuropathies périphériques

Des neuropathies périphériques sensitives ou sensitivo-motrices, qui peuvent survenir rapidement, ont été rapportées chez des patients recevant des fluoroquinolones dont l’ofloxacine. Le traitement par ofloxacine doit être arrêté si le patient présente des symptômes de neuropathie afin de minimiser le risque possible d’une évolution irréversible.

Troubles de la vision

En cas de survenue de troubles de la vision ou de toute autre manifestation oculaire, un ophtalmologiste doit être consulté immédiatement.

Patients ayant un déficit en glucose-6-phosphate déshydrogénase

Les patients ayant un déficit enzymatique en glucose-6-phosphate déshydrogénase latent ou diagnostiqué, peuvent être prédisposés à des réactions d’hémolyse s’ils sont traités par quinolones. Par conséquent, si l’ofloxacine doit être utilisée chez ces patients, il convient de surveiller la survenue potentielle d’une hémolyse.

Patients avec des désordres héréditaires rares

Ce médicament contient du lactose. Les patients ayant des désordres héréditaires rares d’intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas prendre ce médicament.

Interférence avec les tests de laboratoire

La recherche d’opiacés ou de porphyrines dans les urines peut donner des résultats faussement positifs pendant le traitement par ofloxacine. Il peut être nécessaire de confirmer la présence d’opiacés ou de porphyrines par des méthodes de détection plus spécifiques.

L’activité de l’ofloxacine sur Mycobacterium tuberculosis peut être de nature à négativer la recherche de BK en particulier au cours de tuberculoses pulmonaire ou ostéoarticulaire.

Excipients

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

 

INTERACTIONS AVEC D’AUTRES MEDICAMENTS ET AUTRES FORMES D’INTERACTIONS

Associations faisant l’objet de précautions d’emploi

Antiacides, sucralfate, cations métalliques

Des antiacides contenant l’aluminium (dont le sucralfate) et les hydroxydes de magnésium, le phosphate d’aluminium, le zinc, le fer, sont responsables de la réduction de l’absorption des comprimés d’ofloxacine.

L’ofloxacine doit être administrée dans un délai approximativement de deux heures des antiacides.

Théophylline, fenbufène ou anti-inflammatoires non stéroïdiens comparables

Aucune interaction pharmacocinétique n’a été retrouvée entre l’ofloxacine et la théophylline au cours d’une étude clinique. Cependant une diminution prononcée du seuil épileptogène peut survenir lorsque les quinolones sont administrées simultanément à la théophylline, des anti-inflammatoires non stéroïdiens ou à d’autres médicaments abaissant le seuil épileptogène.

Médicaments connus pour allonger l’intervalle QT

Comme avec d’autres fluoroquinolones, l’ofloxacine doit être utilisée avec prudence chez des patients recevant des médicaments connus pour allonger l’intervalle QT (par exemple, les anti-arythmiques de classe IA et III, les antidépresseurs tricycliques, les macrolides, les antipsychotiques).

Antivitamine K

Une augmentation des tests de la coagulation (PT/INR) et/ou des saignements pouvant être sévères, ont été rapportés chez les patients traités par ofloxacine en association avec un antivitamine K (par exemple warfarine).

Contrôle plus fréquent de l’INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l’antivitamine K pendant le traitement par la fluoroquinolone et après son arrêt.

Glibenclamide

L’ofloxacine peut provoquer une légère augmentation des concentrations sériques de glibenclamide si celui-ci est administré de façon concomitante. Il est par conséquent recommandé que les patients traités simultanément par l’ofloxacine fassent l’objet d’une surveillance particulièrement étroite.

Probénécide, cimétidine, furosémide ou méthotrexate

Le probénécide abaisse la clairance totale de l’ofloxacine de 24 % et augmente l’Aire Sous la Courbe de 16 %. Le mécanisme invoqué est une compétition ou une inhibition pour le transport actif dans le cadre de l’excrétion tubulaire rénale.

La prudence est recommandée lorsque l’ofloxacine est administrée simultanément à d’autres médicaments qui affectent la sécrétion tubulaire rénale (notamment probénécide, cimétidine, furosémide ou méthotrexate), en particulier en cas de traitement à forte dose.

Strontium

Diminution de l’absorption digestive du strontium.

Prendre le strontium à distance de l’ofloxacine (plus de deux heures si possible).

Associations à prendre en compte

Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement substitutif)

Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.

Mycophénolate mofetil

Diminution des concentrations de l’acide mycophénolique d’environ un tiers, avec risque potentiel de baisse d’efficacité.

Problèmes particuliers du déséquilibre de l’INR

De nombreux cas d’augmentation de l’activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l’âge et l’état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l’INR. Cependant, certaines classes d’antibiotiques sont davantage impliquées : il s’agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

 

GROSSESSE ET ALLAITEMENT

Grossesse

Sur la base de données limitée chez l’Homme, l’utilisation des fluoroquinolones au cours du premier trimestre de la grossesse n’a pas été associée à une augmentation des risques de malformations majeures ou d’autres effets indésirables sur l’issue de la grossesse. Les études chez l’animal ont montré des lésions du cartilage articulaire chez les animaux immatures, mais pas d’effet tératogène. Par conséquent, l’ofloxacine ne doit pas être utilisée au cours de la grossesse.

Des atteintes articulaires ont été décrites chez des enfants traités par des quinolones, mais à ce jour, aucun cas d’arthropathie secondaire à une exposition in utero n’est rapporté.

Allaitement

L’ofloxacine est excrétée dans le lait maternel en petites quantités. A cause du risque d’arthropathie et d’autres toxicités graves chez l’enfant allaité, l’allaitement doit être interrompu pendant le traitement avec l’ofloxacine.

  

POSOLOGIE, MODE D’ADMINISTRATION, FREQUENCE D’ADMINISTRATION ET DUREE DE TRAITEMENT

 Posologie

 Adultes

Chez le sujet aux fonctions rénales normales

400 mg/jour en deux prises (soit 1 comprimé matin et soir).

Pour le traitement de la suppuration bronchique, la posologie est de 400 mg/jour en une seule prise.

Cette posologie peut être augmentée jusqu’à 600 mg ou 800 mg/jour chez des malades de poids élevé et/ou en cas d’infections sévères notamment chez l’immunodéprimé ou en cas d’infection d’origine nosocomiale dues à germes à Gram négatif multirésistants tels que PseudomonasAcinetobacter et Serratia. Pour ces derniers germes ainsi que pour Staphylococcus aureus, l’association à un autre antibiotique adapté au germe causal est recommandée.

Indication Posologie quotidienne
(selon la gravité)
Durée du traitement (selon la gravité)
Cystite compliquée 200 mg deux fois par jour (peut être augmenté jusqu’à 400 mg, deux fois par jour) 7-21 jours
Pyélonéphrite 200 mg deux fois par jour (peut être augmentée à 400 mg deux fois par jour) 7-10 jours (peut être étendue à 14 jours)
Prostatite aigue 200 mg deux fois par jour (peut être augmentée à 400 mg deux fois par jour) 2- 4 semaines
Prostatite chronique 200 mg deux fois par jour (peut être augmentée à 400 mg deux fois par jour) 4-8 semaines
Orchi-épididymite 200 mg deux fois par jour (peut être augmenté jusqu’à 400 mg, deux fois par jour) 14 jours
Pathologie inflammatoire pelvienne 400 mg deux fois par jour 14 jours
Cystite non compliquée 200 mg deux fois par jour ou400 mg une fois par jour 3 jours1 jour
Cystite compliquée 200 mg deux fois par jour 7-14 jours
Urétrite non gonococcique 300 mg deux fois par jour 7 jours
Urétrite à Neisseria gonorrhoeae 400 mg en dose unique 1 jour

Pour les prostatites, une durée de traitement plus longue peut être considérée après un réexamen attentif du patient.

QUINOLOX peut également être utilisé en relais d’un traitement intraveineux initial d’ofloxacine chez les patients ayant montré une amélioration de leur état.

Situations particulières

Maladie du charbon : traitement prophylactique post-exposition et traitement curatif des personnes symptomatiques pouvant recevoir un traitement per os, soit d’emblée, soit en relais d’un traitement parentéral : 800 mg/jour en deux prises.

La durée de traitement est de 8 semaines lorsque l’exposition au charbon est avérée.

Chez le sujet âgé

L’âge en lui-même n’impose pas une adaptation posologique de l’ofloxacine. Cependant, il convient d’adapter la posologie au degré de l’insuffisance rénale.

Chez le sujet insuffisant rénal

Il convient d’adapter la posologie au degré de l’insuffisance rénale en espaçant les doses :

  • insuffisance rénale légère ou modérée (clairance de la créatinine supérieure à 20 mL/min) : une prise de 200 mg toutes les 24 heures,
  • insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure ou égale à 20 mL/min) : une prise de 200 mg toutes les 48 heures ou une prise de 100 mg toutes les 24 heures.

Il est conseillé de procéder à un contrôle des taux sériques du principe actif chez les insuffisants rénaux et les hémodialysés.

Chez le sujet insuffisant hépatique (par exemple, cirrhose avec ascite)

Il est recommandé de ne pas dépasser la dose maximale journalière de 400 mg d’ofloxacine en raison d’une possible diminution de l’excrétion.

Population pédiatrique

Dans les cas exceptionnels du traitement des infections sévères, le schéma posologique utilisable est le suivant :

10 à 15 mg/kg/jour en deux prises quotidiennes, sans dépasser 400 mg/jour en deux prises.

Mode d’administration

Voie orale.

Les comprimés sont à avaler avec un grand verre d’eau.

Les comprimés peuvent être pris à jeun ou au cours d’un repas.

Ne pas prendre QUINOLOX en même temps que des antiacides.

Une dose journalière jusqu’à 400 mg d’ofloxacine peut être administrée en 1 prise par jour. Dans ce cas, il est préférable d’administrer la dose le matin.

Au-delà de 400 mg d’ofloxacine par jour, il est impératif de séparer la dose journalière en 2 prises (à environ 12 heures d’intervalle).

 

EFFETS SUR L’APTITUDE A CONDUIRE DES VEHICULES ET A UTILISER DES MACHINES

Des réactions (par exemple sensations vertigineuses/vertiges, somnolence, troubles visuels) peuvent altérer la capacité du patient à se concentrer et à réagir, et par conséquent constituent un risque dans les situations où ces capacités sont d’une importance particulière (par exemple conduire un véhicule ou utiliser une machine).

 

EFFETS INDESIRABLES

L’information ci-dessous est basée sur les données provenant des essais cliniques et sur la longue expérience acquise après la mise sur le marché.

Classe de systèmes d’organes Fréquent(≥ 1/100 à< 1/10) Peu fréquent(≥ 1/1 000 à< 1/100) Rare(≥ 1/10 000 à< 1/1 000) Très rare(< 1/10 000) Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)
Infections et infestations Infections fongiques,Résistance bactérienne
Affections hématologiques et du système lymphatique Anémie,Anémie hémolytique,Leucopénie, Eosinophilie, Thrombocytopénie Agranulocytose,Insuffisance médullaire
Affections du système immunitaire Réaction anaphylactique,Réaction anaphylactoïde,Angioœdème Choc anaphylactique, Choc anaphylactoïde
Troubles du métabolisme et de la nutrition Anorexie Hypoglycémie chez les patients diabétiques traités par des hypoglycémiantsHyperglycémie,Coma hypoglycémique
Affections psychiatriques Agitation,Troubles du sommeil,Insomnie Troubles psychotiques (par exemple hallucination),Anxiété,Etat confusionnel,

Cauchemars,

Dépression

Troubles psychotiques et dépression mettant en danger le patient lui-même, notamment idées suicidaires ou tentatives de suicideNervosité
Affections du système nerveux Sensationsvertigineuses,Céphalées Somnolence, Paresthésies,Dysgueusie,Parosmie Neuropathie sensorielle périphérique, Neuropathie sensitivomotrice périphérique, Convulsions,Symptômes extra-pyramidaux ou autres troubles de la coordination musculaire Tremblement, Dyskinésie, Agueusie, Syncope
Affections oculaires Irritation oculaire Troubles visuels Uvéite
Affections de l’oreille et du labyrinthe Vertiges Acouphènes,Perte de l’audition Difficultés auditives
Affections cardiaques Tachycardie Arythmiesventriculaires, Torsades de pointes (événements observés majoritairement chez des patients présentant des facteurs de risques d’allongement de l’intervalle QT), Allongement de l’intervalle QT confirmé par l’ECG.
Affections vasculaires Hypotension
Affections respiratoires, thoraciques etmédiastinales Toux,Rhinopharyngite Dyspnée,Bronchospasme Pneumonie allergique,Dyspnée sévère
Affections gastro- intestinales Douleurs abdominales,Diarrhée,Nausées,

Vomissements

Entérocolites,parfois hémorragiques Colites pseudomembraneuses Dyspepsie, Flatulence, Constipation, Pancréatite
Affections hépatobiliaires Elévation des enzymes hépatiques (ALAT, ASAT, LDH, gamma-GT et/ou phosphatases alcalines),Augmentation de la bilirubine sanguine Ictère cholestatique Hépatite pouvant être sévèreDes cas de lésions hépatiques graves, notamment des cas d’insuffisance hépatique aiguë, parfois mortelle, ont été signalés avec l’ofloxacine, principalement chez des patients souffrant d’affections hépatiques sous-jacentes.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané Prurit,Rash Urticaire,Bouffées de chaleur,Hyperhidrose,

Eruption pustuleuse

Erythème polymorphe,Nécrolyse épidermique bulleuse,Réaction de photosensibilisation,

Eruption médicamenteuse,

Purpura vasculaire,

Vascularite, pouvant conduire exceptionnellement à une nécrose cutanée

Syndrome de Stevens-Johnson,Pustulose exanthématique aiguë généralisée, Eruption médicamenteuse,Syndrome de Lyell,

Stomatite,

Dermatite exfoliative

Affections musculo- squelettiques et systémiques et affections osseuses Tendinites Arthralgies,Myalgies,Rupture tendineuse (par exemple, tendon d’Achille) qui peut survenir dans les 48 heures après le début du traitement et peut être bilatérale Rhabdomyolyse et/ou myopathie, Faiblesse musculaire, Déchirure musculaire, Rupture musculaireRupture de ligament,Arthrite,

Possible aggravation de myasthénie

Affections du rein et des voies urinaires Augmentation de la créatinine sérique Insuffisance rénale aiguë Néphrite interstitielle aiguë
Affections congénitales, familiales et génétiques Crises de porphyrie chez les patients atteints de porphyrie
Troubles généraux et conditions liées au site d’administration Fatigue, Fièvre, Douleur (incluant douleur du dos, de la poitrine et des extrémités)

Population pédiatrique

Chez l’enfant : arthropathies

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Vous pouvez déclarer les effets indésirables directement ou via le centre national de pharmacovigilance. En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

 

SURDOSAGE

L’analyse du recueil des cas de surdosage chez l’homme montre que le plus souvent il s’agit de patients âgés et que la cause de surdosage est dans 1/3 des cas, l’absence d’adaptation de la dose à la fonction rénale.

Les signes les plus fréquents observés suite à un surdosage d’ofloxacine sont des symptômes du système nerveux central tels qu’une confusion, des sensations vertigineuses, des troubles de la conscience et des crises convulsives, des allongements de l’intervalle QT ainsi que des réactions gastro-intestinales telles que des nausées et des érosions de la muqueuse gastrique.

Des effets sur le SNC incluant état confusionnel, convulsion, hallucination, et tremblement ont été rapportés depuis la commercialisation du médicament.

En cas de surdosage, un traitement symptomatique doit être mis en place.

Des antiacides peuvent être utilisés pour protéger la muqueuse gastrique.

Il est utile de connaître la fonction rénale (créatininémie) pour juger des possibilités d’élimination du produit. Il est recommandé d’éviter un surmenage musculo-tendineux pendant les jours suivants et de reprendre ensuite progressivement l’activité physique habituelle. Une fraction de l’ofloxacine peut être éliminée du corps par hémodialyse. La dialyse péritonéale et la dialyse péritonéale continue ambulatoire ne sont pas efficaces pour éliminer l’ofloxacine. Il n’existe pas d’antidote spécifique.

Un suivi électrocardiographique (ECG) doit être effectué en raison de la possibilité d’allongement de l’intervalle QT.

Une surveillance clinique neurologique doit être effectuée.

 

CONSERVATION

Pas de précautions particulières de conservation.

 

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I – Médicament soumis à prescription médicale

 

DATE DE REALISATION

Juillet 2018

 

Pour toute autre information, s’adresser aux laboratoires Pharma 5 :

Siège : 21, rue des Asphodèles, Casablanca, MAROC

Site de fabrication : Zone industrielle Ouled Saleh, Bouskoura, MAROC

Pharmacien Responsable :

Dr. Yasmine LAHLOU – FILALI


 

ACLAV®

Amoxicilline + acide clavulanique

COMPOSITION ET PRESENTATIONS

ACLAV® 1g /125mg sachet : Amoxicilline trihydratée exprimée en amoxicilline…1g. Clavulanate de potassium exprimé en acide clavulanique…125mg.
Excipients q.s.p…1 sachet, boîte de 12, 14, 16 et 24 sachets.

ACLAV® 500mg/62,5mg sachet : Amoxicilline trihydratée exprimée en amoxicilline…500mg. Clavulanate de potassium exprimé en acide clavulanique…62,5mg.
Excipients q.s.p…1 sachet, boîte de 12, 16 et 24 sachets.

ACLAV® 100mg /12,5 mg/ml : Amoxicilline trihydratée exprimée en amoxicilline… 100mg. Clavulanate de potassium exprimé en acide clavulanique…12,5mg.
Excipients q.s.p…1 ml, boîte d’un  flacon de 30ml et boîte d’un flacon de 60 ml.

ACLAV® 2g/200mg poudre pour préparation injectable : Amoxicilline sodique exprimée en amoxicilline…2g. Clavulanate de potassium exprimé en acide clavulanique…200mg.
Excipients q.s.p…un flacon, boite d’un flacon de poudre.

ACLAV®  1g/200mg poudre pour préparation injectable : Amoxicilline sodique exprimée en amoxicilline…1g. Clavulanate de potassium exprimé en acide clavulanique…200mg.
Excipients q.s.p…un flacon, boite de un flacon de poudre.

ACLAV® 1g/100mg poudre pour préparation injectable : Amoxicilline sodique exprimée en amoxicilline…1g. Clavulanate de potassium exprimé en acide clavulanique…100mg.
Excipients q.s.p…un flacon, boite de un flacon de poudre.

ACLAV®  500mg/50mg poudre pour préparation injectable : Amoxicilline sodique exprimée en amoxicilline…500mg. Clavulanate de potassium exprimé en acide clavulanique…50mg.
Excipients q.s.p…un flacon, boite de un flacon de poudre.

PROPRIETES

Antibiotiques antibactériens de la famille des bêtalactamines, du groupe des aminopénicillines. ACLAV® est une formulation associant l’amoxicilline et l’acide clavulanique puissant inhibiteur de bêtalactamases.

INDICATIONS

Elles sont limitées aux infections dues aux germes reconnus sensibles.ACLAV® (sachet et suspension buvable)  est indiqué dans le traitement des infections suivantes: otites moyennes aiguës, otites récidivantes, sinusites maxillaires aiguës et autres formes de sinusites, angines récidivantes, amygdalites chroniques, surinfections de bronchites aiguës du patient à risque, exacerbations de broncho-pneumopathies chroniques, pneumopathies aiguës du patient à risque, cystites aiguës récidivantes, cystites non compliquées de la femme et pyélonéphrites aiguës non compliquées dues à des germes sensibles,  infections gynécologiques hautes en association à un autre antibiotique actif sur les chlamydiae, parodontites, infections respiratoires basses chez le nourrisson et l’enfant de moins de 5 ans, infections urinaires chez le nourrisson, infections stomatologiques sévères : abcès, phlegmons, cellulites, traitement de relais de la voie injectable.ACLAV® injectable est indiqué  chez l’enfant et l’adulte dans le traitement des infections suivantes : infections respiratoires basses, ORL, infections  gynécologiques, infections digestives et intra-abdominales, en particulier péritonites, infections  rénales et urogénitales, infections septicémiques et endocardiques, infections cutanées et des tissus mous, infections ostéo-articulaires à l’exclusion des méningites. ACLAV® injectable est indiqué chez l’adulte en prophylaxie des infections postopératoires lors de : gastrostomies endoscopiques percutanées, cholécystectomies, chirurgie digestive sous-mésocolique, chirurgie carcinologique ORL avec ouverture de tractus oropharyngé.

CONTRE-INDICATIONS

• Allergie aux antibiotiques du groupe des bêtalactamines (pénicillines, céphalosporines). • Mononucléose infectieuse. • Antécédent d’atteinte hépatique liée à l’association amoxicilline-acide clavulanique. • En cas de phénylcétonurie  en raison de la présence de l’aspartam (ACLAV® sachet et ACLAV® poudre pour suspension buvable).

MISES EN GARDE ET PRECAUTIONS D’EMPLOI

La survenue de toute manifestation allergique impose l’arrêt du traitement et la mise en place d’un traitement adapté. Des réactions d’hypersensibilité sévères et parfois fatales ont été exceptionnellement observées chez les malades traités par les bêtalactamines. Les pénicillines peuvent réduire l’excrétion de méthotrexate. L’utilisation concomitante d’allopurinol pendant le traitement par amoxicilline peut augmenter la probabilité de survenue de réactions cutanées allergiques. L’association amoxicilline/acide clavulanique doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant des signes d’insuffisance hépatique.  En cas de survenue de colite associée aux antibiotiques, l’association amoxicilline/acide clavulanique doit immédiatement être arrêtée. Chez l’insuffisant rénal, pour une clairance de créatinine  inférieure à 30 ml/min, adapter la posologie. Utiliser ce médicament avec précaution en cas d’insuffisance rénale ou d’atteinte hépatique. Tenir compte de la teneur en potassium et en sodium dans la ration journalière et en cas d’insuffisance rénale.

 GROSSESSE / ALLAITEMENT

Grossesse : l’utilisation de l’association amoxicilline-acide clavulanique ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire. Allaitement : l’allaitement est possible en cas de prise de cet antibiotique. Toutefois, interrompre l’allaitement (ou le médicament) en cas de survenue de diarrhée, de candidose, ou d’éruption cutanée chez le nourrisson.

POSOLOGIE

ACLAV® sachet et ACLAV® poudre pour suspension buvable : les posologies sont exprimées en amoxicilline. Adulte normorénal (poids ≥ 40 kg) : 2 à 3g/jour en 2 à 3 prises. Adulte insuffisant rénal (poids ≥ 40 kg) : le schéma posologique dépend de la clairance de la créatinine: supérieure à 30 ml/min, pas d’adaptation nécessaire; entre 10 et 30 ml/min, 1g/125mg toutes les 12 à 24h ; inférieure à 10 ml/min pour les patients traités ou non par hémodialyse, les conditions d’utilisation n’ont pas été établies. Chez les patients âgés : pas d’adaptation posologique sauf si la clairance de la créatinine est ≤ 30 ml/min (même posologie que chez l’insuffisant rénal). Enfant, utilisé les formes pédiatriques ACLAV® suspension buvable 100 mg/12.5 mg/ml et 500 mg/62,5 mg. Enfant normorénal : la posologie usuelle est de 80 mg/kg/jour en trois prises sans dépasser la posologie de 3 g par jour. Enfant insuffisant rénal (plus de 30 mois) : le schéma posologique dépend de la clairance de la créatinine : supérieure à 30 ml/min, pas d’adaptation nécessaire ; entre 10 et 30 ml/min, 15 mg/kg/prise au maximum 2 fois par jour; inférieur à 10 ml/min, 15 mg/kg/jour au maximum. Hémodialyse : 15 mg/kg/jour et 15mg/kg supplémentaire pendant et après la dialyse. Nourrisson normorénal (moins de 30 mois) : ACLAV® 100mg/12,5mg/ml nourrisson : 80 mg/kg/jour en 3 prises. ACLAV®  injectable : Adulte : - Sujet à fonction rénale normale : – En moyenne : 1g  2 à 4 fois par jour en IV directe très lente ou en perfusion rapide. – Dans les septicémies et les infections sévères, la posologie peut être portée à 6 g/j et voire 12 g/j sans jamais dépasser pour l’adulte : 200mg d’acide clavulanique par injection et 1200 mg d’acide clavulanique par jour. – Prophylaxie des infections postopératoires en chirurgie : une dose unique  de 2 g/200mg (ou 1g/200mg + 1g d’amoxicilline) à l’induction de l’anesthésie suivie d’une nouvelle dose d’1g/200mg si l’intervention dure plus de 4 heures. – Chez l’insuffisant rénal : Adapter la posologie en fonction de la clairance de la créatinine. - Hémodialyse : dose initiale 1g puis 500mg/j avec une dose supplémentaire de 500mg après la dialyse. Enfant – nourrisson – nouveau-né : - Sujet à fonction rénale normale : Enfant-nourrisson à partir de 3 mois : – 100mg/kg/jour en 4 administrations en IV directe très lente ou en perfusion. – Dans les infections sévères 200mg/kg/jour en 4 perfusions. - Nouveau-né plus de 8 jours et nourrisson jusqu’à 3 mois : – 100mg à 150mg/kg/jour en 3 perfusions. - Prématuré et nouveau-né de moins de 8 jours : – 100mg/kg/jour en 2 perfusions. - Chez l’insuffisant rénal : adapter la posologie en fonction de la clairance de la créatinine. - Hémodialyse : 25mg/kg/jour avec une dose supplémentaire de 12,5mg/kg à la fin de la dialyse suivie de 25mg/kg/jour.

MODE D’ADMINISTRATION

Voie orale : Prendre le médicament de préférence au début des repas. ACLAV® sachet: diluer le contenu du sachet dans un verre d’eau et agiter avant de le boire. ACLAV® suspension : après reconstitution, après agitation avant chaque utilisation, l’administration se fait avec la pipette graduée en kg par voie orale.

Voie injectable : les posologies d’ACLAV®  injectable sont exprimées en Amoxicilline.

MODE D’ADMINISTRATION

Réservé à la voie veineuse. Ne pas utiliser par voie intramusculaire ou par voie locale.

EFFETS INDESIRABLES

• Manifestations digestives : nausées, vomissements, possibilité de surinfections digestives à candida, diarrhée, selles molles, dyspepsie (digestion difficile) douleurs abdominales. Quelques cas de colite pseudomembraneuse ont été rapportés. • Eruptions cutanées et maculopapuleuses d’origine allergique. • Manifestations allergiques: urticaire, éosinophilie, Oedème de Quincke, gêne respiratoire, exceptionnellement choc anaphylactique. • D’autres manifestations ont plus rarement été rapportées : • des cas d’hépatite avec le plus souvent une jaunisse qui peut survenir pendant ou après l’arrêt du traitement. • Augmentation modérée et asymptomatique des ASAT, ALAT ou phosphatases alcalines. • Néphrite interstitielle aiguë. • Leucopénie, thrombopénie et anémie réversible. • En raison de la présence de potassium, possibilité de phlébite ou de douleurs au point d’injection (ACLAV® injectable).

CONSERVATION

Ne pas laisser à la portée des enfants.

Sachets : à conserver à l’abri de l’humidité et à une température ne dépassant pas 25°C.

Poudre pour suspension buvable : Avant reconstitution, conserver à une température inférieure à 25°C et à l’abri de l’humidité. Après reconstitution et après chaque utilisation, conserver au réfrigerateur (entre +2°C et +8°C). Ne pas conserver la suspension reconstituée plus de 7 jours. Respecter les consignes de conservation.

Poudre pour préparation injectable : à conserver à l’abri de la chaleur.

 

DATE DE REALISATION

Juin 2018

 

Pour toute autre information, s’adresser aux Laboratoires Pharma 5 :

Siège : 21, Rue des Asphodèles – Casablanca – Maroc

Site de fabrication : Zone industrielle, Ouled Saleh – Bouskoura – Maroc

Pharmacien Responsable :

Dr Yasmine Lahlou Filali